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Mains d’avenir,
À la découverte des
Métiers d’art du 19M

24.07.2026 Mains d'avenir
DSC1797 (c) le19M Photo Margaux Salarino
© le19M x Margaux Salarino

Après trois journées dédiées à la découverte des Métiers d'art de la mode du 19M, l'événement Mains d'avenir s'est poursuivi avec une exposition pour voyager, à son rythme, au cœur de neuf savoir-faire d'exception :

• Le dessin de broderie avec Atelier Montex
• La parurerie avec Desrues
• L'art de la coupe et la corseterie avec ERES
• La bijouterie de mode avec Goossens
• L’art de la fleur avec Lemarié
• La broderie avec Lesage
• La chapellerie avec Maison Michel
• La botterie avec Massaro
• Mais également, une présentation de la plumasserie et du plissé avec Lemarié 

L’exposition mettait en lumière la précision des savoir-faire et la richesse des techniques à l’origine de créations singulières, tout en proposant une expérience immersive où les visiteurs pouvaient explorer les matières du bout des doigts, écouter les sons des ateliers et se laisser guider par les gestes virtuoses des artisans.

Le dessin de broderie

Tout commence par un travail d’équipe. Afin de traduire au mieux l’intention du directeur ou de la directrice artistique, les dessinateurs et dessinatrices collaborent avec les brodeurs et brodeuses pour élaborer un échantillonnage. Une fois que l’échantillon est sélectionné pour un modèle, une maquette indique le placement de la broderie sur le patronage du vêtement. En parallèle, l’échantillon est transposé graphiquement en un dessin technique qui permet, à l’aide d’une légende, la lecture exacte du motif. Selon le modèle, cet échantillon est réalisé à la main ou à l’aide d’un ordinateur.

La parurerie

Concevoir et façonner des bijoux de mode et des ornements pour la silhouette, voici en quoi consiste le métier de parurier. Au cœur de ce travail, le métal. Auquel viennent s’ajouter de nombreuses autres matières : la résine, le verre ou la perle qui sont assemblés pour créer des pièces décoratives. Ainsi sont conçus des boutons, des bijoux, des métalleries pour sac à main…

 L’art de la coupe et de la corseterie

Exigeant rigueur et exactitude, la coupe intervient une fois le dessin adapté en patronage par les modélistes. Les matières sont alors découpées, avec une précision extrême, au plus près de la ligne de taille, permettant ainsi de faciliter l’assemblage du modèle. Le métier de coupeur ne s’improvise pas ! Il ne s’apprend qu’en atelier, où les nombreuses techniques sont transmises par des artisans aguerris. C’est un métier qui nécessite une parfaite connaissance des matériaux car seul un œil exercé permettra d’ajuster les raccords de motifs, le placement optimal du patron, ou de détecter la moindre anomalie.

La bijouterie de mode

Qu’il s’agisse d’assembler et de « clore » à la pince les maillons d’une chaîne, de sertir en cabochon une perle ou un cristal, en bijouterie de mode, chacune des techniques exige une précision remarquable. Et, pour réaliser les bijoux et accessoires de mode, une large palette de matériaux est disponible : laiton, étain, strass, cristal, perles d’imitation, verre… Aussi, ce métier exige l’acquisition de nombreux savoir-faire. L’exécution des gestes doit être si précise que les manipulations sont devenues elles-mêmes des spécialités à part entière, avec leur propre titre dédié.

La fleuristerie de mode 

Avec délicatesse, et en suivant une série minutieuse de gestes techniques, le métier rare de la fleuristerie de mode consiste à réaliser des fleurs artificielles qui seront ensuite utilisées pour agrémenter des pièces. Les tissus utilisés sont préalablement apprêtés. À l’aide d’un emporte-pièce, les pétales à mettre en forme sont découpés. Ils peuvent ensuite être teints selon la technique du trempage ou peints à la main. Ils sont assouplis sur un buvard humide afin qu’ils puissent être travaillés en volume avec un outil chauffé : boule, crochet, couteau ou pince selon la forme que l’on souhaite donner aux pétales. Ces différents types de gaufrures réalisés par les fleuristes de mode sont baptisés « boulé retouché », « frisotté » et « plissé ».

La broderie

Si vous pouvez apprécier les motifs brodés sur un tissu, en aplats ou en relief, c’est grâce à leur travail. Les brodeurs et brodeuses donnent vie à une idée. Et pour ce faire, un vaste choix de fils est à leur disposition : du coton, de la soie, de la laine, du lin… Et la palette de matières permettant d’enrichir les créations est immense ! Paillettes, perles, sequins, fils de métal ou d’autres matériaux, issus de l’artisanat d’art ou complètement innovants : les variations sont infinies. Avant la réalisation de la broderie, un échantillon est réalisé. Il s’agit d’un petit prototype qui permet de répondre le plus fidèlement possible aux orientations artistiques transmises par le client.

La chapellerie 

S’ils sont devenus de plus en plus rares, les métiers de la chapellerie conservent tout leur prestige. Au cœur de l’ouvrage : la forme. Et c’est justement sur une forme en bois que sont réalisées, d’un seul tenant, les pièces imaginées préalablement par le studio. Allonger le bord, travailler la calotte, façonner le « coup de poing » d’un chapeau… Les gestes artisanaux se complètent pour donner à la pièce sa forme définitive et ainsi répondre le plus fidèlement possible à la demande.

La botterie

La matière de base : le cuir. Couper, coudre, assembler, monter à la main des pièces pour créer des souliers sur mesure à l’allure unique, les bottiers et bottières multiplient les gestes et les savoir-faire. Tout débute par la prise d’empreinte et des contours du pied, qui sont par la suite reportés sur une forme en bois ou en résine. Puis, chaque étape de fabrication nécessite des fonctions spécifiques. Ainsi, c’est toute une chaîne de collaborateurs qui œuvrent les uns à la suite des autres pour aboutir à un soulier sur mesure. Aux gestes du coupeur succèdent ceux du patronnier-piqueur.

La création textile 

La création textile consiste à manipuler des textiles et des matières adaptés, et repose sur une exigence artisanale ainsi qu’un savoir-faire d’exception. Véritable laboratoire de recherche créatif, la création textile nécessite une maîtrise approfondie des matières et des techniques de transformation : smock canadien, jour échelle, point bonbon, incrustations… Et, grâce à la création de nouveaux points, au travail des tissus et à des techniques traditionnelles détournées avec audace, une immense diversité d’effets et de rendus est possible.

Merci à toutes et tous — artisans, artistes, visiteurs, passionnés, curieux ou fidèles — d’avoir fait de cette quatrième édition de Mains d'avenir, un rendez-vous de partage et de découverte autour des Métiers d'art.