Dans les coulisses de Beyond our Horizons : de Tokyo à Paris avec Goossens et Desrues
Après son succès à Tokyo, l’exposition Beyond our Horizons : de Tokyo à Paris revient à la Galerie du 19M à Paris, à partir du 29 janvier 2026.
Plongez dans les coulisses de la création des œuvres de l’exposition, au cœur des ateliers de l’orfèvre Goossens et du parurier Desrues.
Goossens x Yoshiki Masuda
Dans l'exposition, vous trouverez une œuvre du sculpteur Yoshiki Masuda, inspirée des nuages sur lesquels se trouve la statue du dieu du tonnerre Raijin, classée trésor national, à l’intérieur du temple Sanjusangen-do de Kyoto.
Les cinq éclairs qui ornent les nuages ont été finis en laiton par l’orfèvre Goossens, sur la base d’un modèle en bois fourni par Yoshiki Masuda. Avant de commencer la sculpture, Yoshiki Masuda a partagé la conception finale du projet à travers une esquisse, puis une ébauche en trois dimensions en argile à base d’eau.
Goossens x Simone Pheulpin
Pour cette exposition, Simone Pheulpin présente Leiko, une nouvelle collaboration avec l’orfèvre Goossens. Mettant en avant un mélange unique de tissu et de décorations en étain, la pièce met en résonance les différents matériaux pour évoquer un espace d’intersection entre la nature et l’activité humaine, la mémoire et le futur.
Goossens x Konomad
Fondée par les coiffeurs-designers Tomihiro Kono et Sayaka Maruyama, Konomad est une plateforme créative qui explore la coiffure comme un territoire d’expérimentation artistique. Pour ce projet, Konomad collabore avec quatre Maisons d’art du 19M afin de concevoir des perruques hybrides, mêlant une approche ludique à des techniques artisanales traditionnelles.
Les designs ont d’abord été imaginés par l’équipe de Konomad, qui a ensuite partagé avec chaque Maison une vision artistique précise, accompagnée de dessins. Ces échanges ont permis la production sur mesure de perruque réalisés à partir de véritable cheveux.
Nourries par une grande diversité d’inspirations et par la rencontre de savoir-faire manuels japonais et français, ces perruques prennent forme comme des œuvres uniques, repoussant les limites de l’imaginaire et de la création capillaire.
Desrues x Pauline Guerrier
Le choc psychologique d’un chagrin d’amour peut provoquer une douleur thoracique qui survient lorsque le sang afflue soudainement dans le ventricule gauche du cœur, provoquant son élargissement. La forme du cœur à ce moment-là ressemble à un piège à pieuvre (tako-tsubo), d’où le nom de « cardiomyopathie de tako-tsubo », le syndrome du cœur brisé.
Inspirée par ce terme, utilisé pour la première fois par des cardiologues japonais dans les années 1980, Pauline Guerrier présente des sculptures qui reprennent la forme de ce syndrome, telle qu’elle apparaît sur de nombreuses radiographies collectées par l’artiste, ici recouvertes d’innombrables perles de pierre réalisées en collaboration avec la maison d’art Desrues. La forme de ces sculptures est celle d’un pot fermé, à l’image d’une véritable pieuvre, évoquant l’idée d’une urne dans laquelle nous enfermons l’esprit de ceux que nous aimons.
Découvrez ces œuvres dans l’exposition Beyond our Horizons : de Tokyo à Paris dès le 29 janvier !