Projet d’installation monumentale avec les artistes Desire Moheb-Zandi et Julian Farade et la Maison Lesage.

Infos pratiques

  • Gratuit

Si le créneau est complet en ligne, des places seront toujours disponibles à la Galerie !


Lieu

la Galerie du 19M : Espace 3

Préparation

Pour plus de détails, consultez les informations pratiques.

Cet épisode initié en octobre 2022 invite le grand public à participer à des ateliers pour créer deux installations monumentales imaginées, avec la Maison de broderie Lesage, l’une par Desire Moheb-Zandi et l’autre par Julian Farade. En raison de leurs pratiques respectives du tissage et de la broderie, ces deux artistes ont été choisis par le19M et Yvannoé Kruger, le directeur de POUSH, un lieu innovant dédié à la création, nouvellement implanté à Aubervilliers, où ils sont tous les deux résidents.

 

En dialogue avec les scénographes de l’Atelier Craft et Hubert Barrère, le directeur artistique de la Maison Lesage, chacun a imaginé une installation monumentale. L’oeuvre tissée, imaginée par Desire Moheb-Zandi, s’inscrit dans un univers pop et pixélisé : elle convoque l’imaginaire des participants pour broder des décors inspirés des jeux vidéo des années 1990. L’oeuvre de Julian Farade est un triptyque composé de créatures poétiques qui peuplent son bestiaire.

Accompagnées par Desire Moheb-Zandi et par Julian Farade, ainsi que les mains expertes de la Maison Lesage, une dizaine de brodeuses amatrices ont amorcé les broderies des deux oeuvres dès le premier jour du montage. À leur tour, dans une logique de compagnonnage et de transmission du geste chère au 19M, elles guident et initient les visiteurs.

 

Cette scénographie a été conçue et réalisée sur mesure pour la Galerie du 19M par l’Atelier Craft, également installé à Aubervilliers. Cet épisode est ainsi marqué par un ancrage territorial particulièrement fort et la célébration de la transmission du geste, l’une des valeurs fondamentales du 19M.

Julian Farade

 

Julian Farade (né en 1986 à Paris) vit et travaille à Paris. Qu’il les peigne, les dessine, les tisse, les grave, les animaux fantastiques de Julian Farade sont partout, ils grouillent, surabondent, débordent. Un point de broderie qu’il a lui-même inventé lui permet de transposer en laine son vocabulaire pictural animalier. À la débâcle couchée en urgence de ses toiles et ses carnets cède un travail plus fastidieux et méditatif.

Desire Moheb-Zandi

 

Née en 1990 à Berlin, elle intègre son identité culturelle dans de grandes tapisseries sculpturales. Puisant dans ses souvenirs d’enfance en Turquie, où elle passait des heures à regarder sa grand-mère tisser sur son métier, elle mêle les techniques traditionnelles à des motifs et médiums modernes. En plus d’inclure différents matériaux glanés dans les rues de New York et de Paris, elle fait du métier à tisser une sorte d’ordinateur analogique où le code est son motif et où sa manipulation crée des résonances optiques.

Maison Lesage

 

Fondés en 1924 par Albert et Marie-Louise Lesage, les ateliers Lesage et leurs artisans brodeurs collaborent dès leurs débuts avec la Haute-Couture. La broderie et, depuis les années 1990, le tweed, sont les deux domaines d’expertise de cette maison d’excellence qui perpétue son savoir-faire. La Maison Lesage fait vivre son patrimoine par la constitution de la plus grande collection d’échantillons de broderie du monde.

POUSH

 

Ouvert en mars 2020 à Clichy et désormais installé à Aubervilliers dans un ancien campus industriel, POUSH accueille 250 artistes qui bénéficient d’ateliers de travail ainsi que d’un programme d’accompagnement artistique, de production et d’un soutien administratif et de communication. Sous la direction artistique d’Yvannoé Kruger, POUSH anime une programmation artistique singulière en proposant plus d’une cinquantaine d’expositions depuis sa création, ainsi que des interventions sur le bâtiment, des installations in situ et des performances. Signal urbain envoyant ses lumières dans le Grand Paris, POUSH est aussi une caisse de résonance créative qui émet en webradio, et qui témoigne de la vitalité de la scène artistique française, nourrie de la présence de plus de trente nationalités.